Festival du film sur le handicap et plus

Vibrations

Les 9 et 10 décembre, j’ai eu le grand plaisir de participer à Together! 2012’s Disability Film Festival dans le contexte de la programmation du Together! Disability History Month Festival (tenu du 17 novembre au 15 décembre 2017). Le festival du film sur le handicap, qui se déroulait du 8 au 10 décembre, incluait une grande variété de contributions par des réalisateurs handicapés ou atteints de surdité (voir le programme complet ici). Le Festival s’est véritablement engagé dans la création de liens entre VibraFusionLab, Together! 2012, Partipatory Media Cluster de l’Institut Milieux (incluant le Mobile Media Lab et le Critical Disability Studies Working Group), ainsi que des artistes de East London et du Québec, démontrant cet effort durant la séance «TRANSATLANTIC VIBRATIONS Connecting East London & Québec through Film & Digital Art» qui a donné le coup d’envoie de la programmation du samedi 9 décembre. Cette séance incluait entre autres des visionnements de C’est tombé dans l’oreille d’une Sourde (2015) de Véro Leduc ainsi que de Eurêka! (2016, Menka Nagrani et David B. Ricard) par les productions des pieds des mains. Le long métrage de Denis Langlois, Y’est où le paradis? /A Paradise Too Far (2017) a également été visionné plus tard dans la journée. En l’honneur du festival, Together! 2012 a construit un «vibrabench» inspiré de l’approche de David Bobier (de VibraFusionLab) dans son travail avec les technologies vibrotactiles qui promeuvent l’accessibilité et l’inclusion dans la pratique artistique.

Pendant la séance Transatlantic Vibrations, nous profité d’une période de questions et réponses et d’une discussion générale sur le projet Vibrations et sur les films que nous venions de visionner. Le vibrabench est resté activé pendant tout le festival. Tout au long de ma visite, j’ai regardé plusieurs des films à partir du vibrabench en remarquant particulièrement comment les différentes fréquences passaient à travers le banc et dans mon corps.

Après la clôture du festival, j’avais encore une journée à Londres et Julie Newman a eu la gentillesse de me montrer son studio Wheelhouse au Trinity Buoy Wharf. Elle m’y a montré son installation pour le projet Dreaming the Voyage — qui utilise un transducteur à ondes de surface puissant attaché à la porte du Wheelhouse pour transformer la structure en haut-parleur. Une composition sonore méditative fait vibrer le Wheelhouse. Ce travail fascinant a suscité entre nous une discussion animée sur le son, les vibrations et les cours d’eau. Newman m’a aussi montré des vidéos récentes d’un atelier qu’elle avait mené dans le cadre du Disability History Festival, dans lequel les participants avaient exploré tour à tour les possibilités vibratoires du Wheelhouse à l’aide d’un microphone et du transducteur à ondes de surface, en même temps qu’ils interagissaient avec la collection d’objets rassemblés dans le studio de Newman.

J’ai grandement apprécié la chance d’assister au festival du film sur le handicap et de visiter le studio de Julie Newman. Je tiens à remercier Ju Gosling et Julie Newman, ainsi que Kim Sawchuk et tous les membres du projet Vibrations de l’Université Concordia d’avoir concrétisé cette possibilité.

Laisser un commentaire

Votre adresse courriel ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *